Edito

Les étudiants actuels semblent avoir oublié  qu’ils ne sont pas obligés de poursuivre des études universitaires. En effet, c’est un choix auquel ils ont consenti de leur plein gré sans qu’il soit question d’une quelconque rétribution. A ce titre, les bourses d’études, si nous ne nous trompons pas, sont et devraient être des contributions de l’Etat à certains étudiants, à ceux qui les méritent à cause de leurs conditions sociales ou grâce à… leur mérite.

Pourtant, la plupart d’entre eux, pour ne pas dire tous les étudiants, semblent s’imaginer que les bourses d’études sont un dû, une sorte de « salaire » dont les responsables étatiques doivent s’acquitter à leur endroit.

Certes certains brandiront toujours la menace d’un mouvement estudiantin qui, selon eux, pourrait ébranler jusqu’aux fondements de l’Etat.

 Ils auraient mieux fait de se taire, ces représentants des policiers qui ont déclaré leur refus de la décision de suspendre les missions de police de la route, décision prise en conseil des ministres le 22 février dernier, faut-il le rappeler. Là où tout le monde attendait un silence de leur part, ils ont piqué une crise de conscience qui ne peut qu’être suspecte aux yeux de l’opinion habituée à leurs pratiques.

Quelle mouche a donc piqué ces responsables pour qu’ils osent ainsi s’emparer de biens publics  et des mobiliers publics ? A croire que ce qu’ils ont amassé durant la durée de leurs fonctions, notamment leur salaire mais surtout les divers avantages en espèces sonnantes et trébuchantes inhérents à leurs charges, ne leur a pas suffi ?


Les usagers des réseaux sociaux et les lecteurs d’une certaine presse assistent depuis l’élection du nouveau Président de la République à un déluge de dénigrements de la part de ses détracteurs, comme si l’heureux élu était un démon personnifié, contrebalancé par une interminable vague de louange lancée par ses admirateurs, à croire que Andry Rajoelina est le nouveau messie venu délivrer le peuple de son interminable asservissement par la misère.

Andry Rajoelina, fraîchement élu Président de la République de Madagascar clame haut et fort sa volonté de mettre enfin le pays sur les rails du développement. C’est ainsi qu’il affirme sa ferme volonté d’instaurer la bonne gouvernance, afin que les pratiques néfastes d’avant son élection cessent à tout jamais et qu’enfin, la corruption généralisée du haut en bas de la pyramide sociale et l’impunité totale de certaines catégories de criminels et de délinquants en col blanc ne soient désormais plus dorénavant que mauvais souvenirs.

Présenté à la population le 24 janvier dernier, le nouveau gouvernement, le second à être dirigé par le Premier ministre Ntsay Christian, fait plutôt bonne impression. Peu de critiques plus ou moins acerbes publiées comme d’habitude sur les réseaux sociaux et dans la presse mais, par contre, des multiples félicitations et encouragements qui fusent d’un peu partout à l'adresse des uns et des autres parmi les nouveaux ministres, ou même de l’équipe gouvernementale dans sa totalité.