Edito

Les rumeurs font état de milliers de CV déposés à l’Arena, le quartier général du camp du Président Rajoelina. On remarque également depuis la proclamation des résultats – et même bien avant quand ils ont senti le vent souffler en faveur du candidat N°13 – les va-et-vient de nombreux politiciens, des présidents d’association et autres entités, toujours à l’Arena, à Ivandry. Parmi ces personnes, certains des connus et des moins connus, se targuent d’avoir été « derrière la victoire » de l’actuel président tandis que d’autres sont de parfaits opportunistes, des tourne-veste, qui hier encore avaient cloué Andry Rajoelina au pilori mais qui actuellement n’hésitent pas à se déclarer d’une « amitié sincère » et d’un « soutien indéfectible » au nouvel homme fort.

Andry Rajoelina sera officiellement et solennellement investi dans ses fonctions de président de la République de Madagascar samedi 19 janvier prochain, au stade municipal de Mahamasina. Les honneurs suprêmes pour ce jeune battant de 44 ans, déjà maire de la capitale à 34 ans. Mais aussi un nouveau départ pour Madagascar, scotché depuis des décennies dans le top 5 des pays les plus miséreux de la planète.


En ces premiers jours de l’année nouvelle 2019, voici une rétrospective pour aider les lecteurs à mieux comprendre l’évidence de la large victoire d’Andry Rajoelina à la dernière présidentielle, et la flagrante mauvaise foi du camp adverse qui s’adonne à des manœuvres dilatoires pour ne pas reconnaître sa défaite.

Comme il a été annoncé, les partisans du candidat Marc Ravalomanana ont investi le parvis de l'hôtel de ville d'Antananarivo samedi 29 janvier, pour manifester sur ce qu'ils qualifient de fraudes massives commises lors du deuxième tour de l'élection présidentielle.

Marc Ravalomanana, candidat finaliste malheureux de l'actuelle élection présidentielle malgache, promet de faire une grande déclaration radio-télévisée ce dimanche 23 décembre à 20 heures, soit deux jours avant la fête de la Nativité.

Depuis plusieurs jours avant et pendant le scrutin du second tour, des accusations ont été lancées par le camp du candidat Ravalomanana (N°25) à l’encontre de celui de son adversaire le candidat Rajoelina (N°13) : des bulletins uniques auraient été dissimulés, des gros billets auraient été généreusement offerts à titre de corruption active, des partisans auraient été blessés ou même abattus, et on en passe.