Edito


Les usagers des réseaux sociaux et les lecteurs d’une certaine presse assistent depuis l’élection du nouveau Président de la République à un déluge de dénigrements de la part de ses détracteurs, comme si l’heureux élu était un démon personnifié, contrebalancé par une interminable vague de louange lancée par ses admirateurs, à croire que Andry Rajoelina est le nouveau messie venu délivrer le peuple de son interminable asservissement par la misère.

Andry Rajoelina, fraîchement élu Président de la République de Madagascar clame haut et fort sa volonté de mettre enfin le pays sur les rails du développement. C’est ainsi qu’il affirme sa ferme volonté d’instaurer la bonne gouvernance, afin que les pratiques néfastes d’avant son élection cessent à tout jamais et qu’enfin, la corruption généralisée du haut en bas de la pyramide sociale et l’impunité totale de certaines catégories de criminels et de délinquants en col blanc ne soient désormais plus dorénavant que mauvais souvenirs.

Présenté à la population le 24 janvier dernier, le nouveau gouvernement, le second à être dirigé par le Premier ministre Ntsay Christian, fait plutôt bonne impression. Peu de critiques plus ou moins acerbes publiées comme d’habitude sur les réseaux sociaux et dans la presse mais, par contre, des multiples félicitations et encouragements qui fusent d’un peu partout à l'adresse des uns et des autres parmi les nouveaux ministres, ou même de l’équipe gouvernementale dans sa totalité.

Etonnant quand même la mentalité de certains de nos compatriotes ! Tels des oiseaux de mauvais augure, ils en sont à souhaiter le pire pour leur pays et pour leurs compatriotes pour pouvoir ensuite déclarer Andry Rajoelina comme étant la cause de ce qui est arrivé.

Ce samedi 19 janvier 2019 est à marquer d’une pierre blanche, dans la vie du nouveau président de la République Andry Rajoelina et les siens, mais aussi dans celle de tout un peuple dont bon nombre parmi ceux qui ont assisté aux festivités de Mahamasina ont eu l’agréable impression que, cette fois-ci, les électeurs ont trouvé la perle rare et voté pour le bon candidat.

La déclaration du président de la HCC Jean Eric Rakotondrasoa à l’issue de la proclamation des résultats définitifs du deuxième tour de l’élection présidentielle, selon laquelle la prestation de serment du nouveau Président de la République Andry Rajoelina se fera sans rituel religieux, a provoqué un tollé, notamment du côté des partisans de son concurrent. Mais, en quoi donc prêter serment sans la Bible constituerait-il un sacrilège ? Qu’ en dit la Parole de Dieu elle-même ?