EDITO

  • Fankahalana bontolo fotsiny ihany !

    Mapametra–panontaniana mihitsy ankehitriny hoe  mba misy fitiavan-tanindrazana ihany ve na dia kely monja aza amin’ireo mpanao politika sasany eto Madagasikara ? Isaky ny misy fanapahan-kevitra na asa ataon’ny fitondràna dia fanenjehana bontolo hatrany no setrin’izany fa tsy adihevitra mitondra mankany amin’ny tolo-kevitra mahasoa ny be sy ny maro.

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7 février 2009 – 7 février 2019. La tuerie d’Ambohitsorohitra a 10 ans. C’était un samedi en début d’après-midi que les militaires en charge de la garde du palais d’Etat ont tiré sur une foule désarmée, faisant 48 tués et des centaines de blessés. Un crime sans pareil pour lequel le samedi 28 août 2010  Marc Ravalomanana a été reconnu par la Cour criminelle coupable d’avoir donné directement les ordres de tirer sans sommation sur la foule et condamné à perpétuité.

Avec Marc Ravalomanana, ont  été condamnés avec la même sentence :

- le Général Raoelina qui a été reconnu coupable d'avoir été le donneur d'ordre direct ;

- le Colonel Ralamboarison Serge ;

- le gendarme GP2 Fikisy Lidy, tireur d’élite qui a délibérément fait feu sur la foule, parmi d’autres tireurs embusqués à l'intérieur et à l'extérieur (bâtiments administratifs) du palais d’Ambohitsorohitra, dont le Caporal Jeannot Fatima, l'adjudant Kotokely Manahirana, le Colonel Ambroise Razanakoto, le Colonel Jadifara, le Capitaine René Berthin.

 Par ailleurs, ont été condamnés à deux ans d’emprisonnement avec sursis :

- le commissaire Rakotovao Nambinintsoa (Nambininy) ;

- Richard Randrianarimanana, directeur adjoint de la sécurité présidentielle ;

- Randrianandraina Ralitera.

Au total, ils étaient 18 co-accusés qui ont comparu devant la cour criminelle.

Quant à Odilon Parfait, il a été relaxé au bénéfice du doute.

Ce 7 février 2019, une cérémonie à la mémoire des victimes de cette tuerie s’est déroulée à Ambohitsorohitra,  notamment un dépôt de gerbe de fleurs sur la stèle en face du palais ainsi qu’une cérémonie commémorative dans le jardin du palais durant lequel les noms des 48 morts et des quelque 180 blessés ont été scandés, afin qu’ils ne tombent pas dans l’oubli et restent à jamais dans la mémoire collective.

Le président de la République Andry Rajoelina, le Premier ministre Ntsay Christian ainsi que les membres du gouvernement ont honoré de leurs présences cette cérémonie ô combien émouvante.

 

N.R.